Le livre

VOUS RÊVEZ DE FOULER LE SOL AVEC L’AGILITÉ D’UNE GAZELLE, mais vous vous demandez si vous êtes vraiment fait pour la course? Vous courez quatre fois par semaine, mais craignez que votre genou ne tienne pas le coup ? Pour améliorer vos performances tout en décuplant le plaisir de courir, avez-vous seulement essayé de courir mieux? Pratique, complet et abondamment illustré, ce livre unique aborde l’aspect qualitatif de la course. Il propose aussi une technique respectueuse de la mécanique du corps et des particularités de chacun. Vous y trouverez des programmes d’entraînement sur mesure, des exercices conçus spécifiquement pour le coureur, des recommandations complètes concernant les blessures liées à la course et même une auto-évaluation pour savoir si la chaussure minimaliste dernier cri vous convient réellement.

Quelques passages du livre :

Marcher demande peu de ressort. Pédaler n’en demande aucun. Mais quand vient le temps de courir, il est plus que nécessaire d’avoir du ressort! Et on ne parle pas ici de ressorts intégrés dans des chaussures (oui, ça existe vraiment!). On parle plutôt des mécanismes naturels de ressort, dont le corps est richement pourvu. À condition bien sûr qu’on les développe à l’aide de mouvements appropriés et que l’on sache comment les utiliser en courant.

P. 23

Certains coureurs sont plus économes que d’autres, et on ne parle pas ici de leur propension à courir les soldes de chaussures de course. Le roi de l’économie de course est à ce jour l’Érythréen Zersenay Tadese, plusieurs fois champion du monde du demi-marathon. On a mesuré chez lui une incroyable capacité à maintenir une vitesse donnée en consommant beaucoup moins d’oxygène que la majorité des coureurs. Comparé à un groupe de coureurs élites caucasiens, son avantage se situe à près de 30%, une différence énorme. Il a aussi été démontré que les coureurs est-africains sont plus économes que les coureurs caucasiens, ce qui explique probablement en partie leurs succès.

P.23

Faire un trajet de 40 kilomètres tassé dans la boîte d’un camion avec 50 personnes est une expérience particulière. Rouler dans des crevasses d’une profondeur insondable sur un bodaboda (petite motocyclette très commune en Afrique), sans casque, élève l’excitation d’un cran. Devoir pousser un matatu (minivan) avec le reste des passagers, les pieds dans 30 centimètres de boue, est irréel. Mais avoir la chance de courir au lever du soleil avec ces athlètes hors pair est sans aucun doute ce qu’il y a de plus intense.

P. 32

En observant et en palpant les pieds et jambes des Kalenjins, on ne peut que constater qu’ils sont taillés sur mesure pour la course. Leurs pieds sont à la fois souples et solides, en plus d’être très coussinés sous la plante. Plusieurs coureurs occidentaux paieraient cher pour avoir des pieds comme ceux-là. Malheureusement, ils ne peuvent que s’offrir des chaussures.

P. 32-33

Avant d’être maîtrisée, la course est une activité qui, tout comme d’autres sports techniques, demande un apprentissage et beaucoup d’entraînement. Mais encore faut-il savoir comment courir. D’où vient cet apprentissage, si ce n’est par l’entremise d’un enseignement approprié ?

P. 44

On fait grand cas du fait que les pieds sont endormis lorsque supportés par les chaussures modernes. Passer à des chaussures plus minimalistes n’est pas la seule façon d’éveiller vos pieds. Maintenez une bonne posture, et vos pieds seront automatiquement éveillés. En allongeant la colonne, on stimule tous les muscles posturaux, dont les muscles profonds des pieds. Voilà une autre démonstration du fait que le corps fonctionne comme une unité.

P. 53